Introduction
L’entraînement donne le signal, l’assiette fournit les moyens. Beaucoup de pratiquants plafonnent parce qu’ils mangent trop peu, ou sans aucune organisation. Pour prendre du muscle, il faut un léger excédent de calories, assez de protéines et suffisamment de glucides pour bien s’entraîner. Voici comment construire une alimentation de prise de masse simple et efficace.
Pourquoi l’alimentation fait la différence

Fabriquer du muscle consomme de l’énergie, et l’organisme freine cette construction lorsqu’il en manque. Sans calories suffisantes, même un bon programme donne des résultats limités. L’alimentation couvre la dépense du quotidien, apporte les acides aminés qui construisent le muscle et remplit les réserves de glycogène qui alimentent les séances.
Quel surplus calorique viser ?
Commencez par estimer vos calories de maintenance, par exemple avec le calculateur de calories Nutriforce. Ajoutez ensuite 250 à 500 kcal par jour : au-delà, vous stockez surtout du gras. Visez une prise de poids de 0,25 à 0,5 % de votre poids par semaine. Si la balance ne bouge pas pendant deux à trois semaines, ajoutez 100 à 200 kcal ; si elle grimpe trop vite, retirez-en autant.
Bien répartir protéines, glucides et lipides
La cible calorique se répartit ensuite entre les trois macronutriments. Le tableau ci-dessous donne les repères principaux.
| Repère | Par kilo et par jour | Exemple pour 80 kg | Rôle |
|---|---|---|---|
| Surplus | +250 à 500 kcal par jour | Environ 3 000 kcal si la maintenance est à 2 600 | Fournir l’énergie de la construction musculaire |
| Protéines | 1,6 à 2,2 g | 130 à 175 g | Construire et réparer le muscle |
| Glucides | 4 à 7 g | 320 à 560 g | Alimenter l’entraînement |
| Lipides | 0,8 à 1,2 g | 65 à 95 g | Équilibre hormonal, densité calorique |
| Prise de poids | 0,25 à 0,5 % du poids par semaine | 200 à 400 g par semaine | Repère pour ajuster le surplus |
Repères moyens pour un pratiquant de musculation. Les glucides et les lipides s’ajustent pour atteindre la cible calorique.
Les protéines
Elles fournissent les briques du muscle. Comptez 1,6 à 2,2 g par kilo et par jour, soit 130 à 175 g pour 80 kg. Œufs, viandes, poissons, laitages et légumineuses associées entre elles couvrent ces besoins.
Les glucides
Ils alimentent l’entraînement et remplissent le glycogène. La plupart des pratiquants ont besoin de 4 à 7 g par kilo et par jour. Riz, pâtes, pommes de terre, avoine, pain et fruits forment la base, les versions complètes au quotidien et les plus digestes autour des séances.
Les lipides
Ils participent à la production hormonale. Gardez environ 0,8 à 1,2 g par kilo, soit 20 à 30 % des calories. Huiles d’olive et de colza, oléagineux, avocat et poissons gras augmentent aussi la densité calorique des repas.
Organiser ses repas
Trois repas et une ou deux collations suffisent. Répartissez vos protéines sur au moins quatre prises, à raison d’environ 0,4 g par kilo à chaque fois. Avant la séance, associez glucides digestes et protéines ; après, gardez la même logique. Une journée à 3 000 kcal peut commencer par un porridge au lait avec banane, œufs et amandes, continuer avec riz, poulet et légumes à midi, passer par un fromage blanc aux fruits avec du pain avant l’entraînement, puis finir avec pâtes et saumon le soir. Notre liste de courses prise de masse vous aide à remplir le frigo.
Ce que dit la science sur l’alimentation en prise de masse

La méta-analyse de Morton et ses collaborateurs, publiée en 2018, a regroupé 49 essais contrôlés et 1 863 participants engagés dans un programme de musculation. Elle montre que la supplémentation en protéines augmente les gains de masse maigre et de force, avec un plafond d’efficacité situé autour de 1,6 g par kilo et par jour, et un intervalle de confiance qui s’étend jusqu’à environ 2,2 g par kilo. Ces résultats situent le besoin en protéines du pratiquant bien au-dessus de la recommandation de 0,8 g par kilo établie pour la population générale.
Sur la question du surplus calorique, la revue de Slater et ses collaborateurs conclut qu’un excédent énergétique favorise l’hypertrophie, mais qu’un excédent trop important augmente surtout la masse grasse. Les auteurs proposent un surplus d’environ 350 à 500 kcal par jour comme point de départ raisonnable. La revue d’Iraki et ses collaborateurs, consacrée aux recommandations nutritionnelles des culturistes hors compétition, retient chez les débutants et intermédiaires un excédent d’environ 10 à 20 %, plus modéré chez les pratiquants avancés, pour une prise de poids de 0,25 à 0,5 % du poids corporel par semaine, ainsi que 1,6 à 2,2 g de protéines par kilo, 0,5 à 1,5 g de lipides par kilo et au moins 3 à 5 g de glucides par kilo. Enfin, Schoenfeld et Aragon recommandent de répartir les protéines sur au moins quatre repas à raison d’environ 0,4 g par kilo pour optimiser l’anabolisme.
Les erreurs à éviter
Manger n’importe quoi fait grimper la balance, mais surtout avec du gras qu’il faudra perdre ensuite. Une prise de masse propre raccourcit la sèche qui suit. Pesez-vous plusieurs fois par semaine et suivez la moyenne, répartissez mieux vos protéines, soignez votre sommeil et laissez le temps faire son œuvre : on compte en mois, pas en semaines.
Les compléments utiles
Rien ne remplace une alimentation structurée, mais quelques compléments aident. La whey, la créatine et une source de glucides pratique couvrent l’essentiel. Chez sworkout, nous travaillons avec Nutriforce, une marque française sérieuse : matières premières tracées, dosages alignés sur les études et transparence sur la composition. Sa whey protéine, fabriquée à partir de lait français, aide à atteindre votre cible en protéines. La créatine monohydrate, à 3 g par jour, augmente la performance lors d’exercices successifs de courte durée et de haute intensité. La crème de riz simplifie l’apport en glucides.
